design thinking

Innover avec le Design Thinking

3 avril 2017

Quand on parle d’innovation quel est le premier mot qui nous vient à l’esprit ? Produit. Demandez autour de vous, vous obtiendrez certainement le même résultat que moi. Allez, technologie aussi. Voitures autonomes et intelligence artificielle, réalité virtuelle et réalité augmentée ainsi que les objets connectés… Toutes ont un point commun : elles nous font vivre des expériences uniques car elles sont  « user-centric ».

Sans forcément répondre à un réel besoin, ces innovations ont pour origine une exploration centrée sur l’humain, fruit du travail des designers. Tout l’art de ce métier réside à déterminer ce que les consommateurs veulent et leur donner, à changer leur comportement sans même qu’ils s’en rendent compte. Plutôt complexe quand nous, consommateurs, nous nous satisfaisons de situations parfois incommodes.

Henry Ford, à juste titre, disait : « Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux plus rapides ».

Par conséquent, pour faire émerger des besoins latents et aller au-delà du rationnel, la solution se trouve sur le terrain. Les études de marché ne sont plus suffisantes. En revanche, aller à l’encontre de ses utilisateurs pousse à créer des innovations de rupture.

La pensée design, clé de votre succès

En octobre dernier, Adobe publiait une étude menée par Forrester Consulting intitulée « Design-led firms win the business advantage ». Je ne vais pas vous citer la liste exhaustive des chiffres éloquents de cette étude mais vous invite plutôt à la lire attentivement.

Elle nous confirme que le design est source d’innovations et l’innovation est gage de prospérité économique.

Mais croire qu’il est cantonné au seul département produit est une erreur car pour rester compétitif, il doit être partout : management, organisation, lieu et outils de travail… et être insufflé à tout le monde.

Vous l’aurez compris l’humain doit être au cœur des préoccupations des entreprises qu’il soit utilisateur ou consommateur ou collaborateur.

Du design thinking pour renforcer l’expérience collaborateur

Le calcul est simple si transformation organisationnelle il y a, innovation produit il y aura. Si expérience collaborateur il y a, alors, expérience utilisateur il y aura.

Chaque employé est moteur du changement et doit être impliqué pleinement dans la transformation culturelle et organisationnelle de son entreprise.

Avoir une culture de l’innovation, c’est fournir à ses salariés un environnement propice à l’expérimentation et à la créativité, récompenser la réussite et accorder la possibilité de se tromper… Bref, donner les outils et l’aspiration nécessaires pour y parvenir.

Alors pour motiver ces salariés à aller en ce sens, les ressources humaines ont tout intérêt à communiquer, à conduire cette transformation et remodeler les modes de travail en intégrant la pensée design.

Du design thinking pour renforcer l’expérience utilisateur

Concrètement, en quoi consiste le design thinking ?

Cette approche s’effectue en 3 étapes :

  • L’inspiration, soit poser la problématique qui donnera lieu à la recherche de solutions.
  • La conceptualisation, soit le foisonnement et le développement des idées découlant de la problématique.
  • La réalisation, soit la production et mise en ligne du produit ou service.

La forme du produit ou service, que l’on considère traditionnellement comme du design, est bien transposée à une étape ultérieure du processus.

Et quels sont les ingrédients fondamentaux à sa réussite ? :

  • Réunir une équipe pluridisciplinaire
  • Casser la linéarité de la gestion de projet classique
  • S’autoriser des itérations
  • Accorder une place prépondérante aux tests utilisateurs sur prototype pour gommer les incompréhensions

Les avis récoltés des utilisateurs invitent à revoir certaines hypothèses de départ et peuvent ouvrir à des marchés jusqu’alors ignorés.

Pour résumé, le design thinking est une approche expérimentale qui mobilise l’intelligence collective, et qui permet aux différentes équipes d’apprendre les unes des autres.

 

 « Echouer tôt, pour réussir plus vite », IDEO

Pour ne pas se tromper, il est toutefois essentiel d’ancrer l’innovation dans la réalité de son contexte en se fixant des limites : sa faisabilité (ce qui est réalisable dans un avenir proche), sa viabilité (ce qui s’intègre dans un modèle économique pérenne) et sa désirabilité (ce qui correspond aux attentes des consommateurs).

La réussite d’un projet design repose également sur des qualités humaines : l’intuition, l’observation, et l’empathie.

La plupart des responsables d’entreprise vous diront qu’ils connaissent leurs clients et leurs habitudes sur le bout des doigts. Peut-être, mais sont-ils vraiment allés sur le terrain pour confirmer ces intuitions ?

Observer vos clients dans leur quotidien validera définitivement vos intuitions et vous permettra de récoler toutes les informations dont vous avez besoin.

Et surtout, ne pas se concentrer uniquement sur les habitudes des consommateurs de son cœur de cible. Pour le coup, vous validerez ce que vous savez déjà…

Ce qui est réellement intéressant, c’est observer les personnes situées en marge de votre segment de marché, ceux qui vivent différemment et pensent autrement.

Il ne manque plus que l’ingrédient magique, sans quoi rien de tout ça ne fonctionnerait : L’EMPATHIE.

Les sciences comportementales permettent d’analyser les observations faites sur le terrain pour les relier à des individus et ainsi se mettre à leur place jusqu’à ressentir leurs émotions.

Si vous êtes capable d’arriver jusque-là c’est certainement que vous avez tout d’un designer accompli prêt à construire des expériences inoubliables, pour nous, consommateurs !

.Atelier Desing Thinking

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